PROJET DU CCSCA - ENSEIGNEMENT ET ACCRÉDITATION
Phase I du projet achevée en juillet 2007
Historique
L'un des buts du Conseil canadien sectoriel de la chaîne d'approvisionnement est d'aider à renforcer la capacité concurrentielle du Canada en veillant à ce que la chaîne d'approvisionnement dispose d'un bassin adéquat de ressources humaines. Le projet Enseignement et Accréditation, réalisé en 2007, avait pour but de rassembler de l'information imprimée sur la formation et l'enseignement offerts actuellement aux employés de la chaîne d'approvisionnement, et de l'information électronique de la part des employeurs sur leurs besoins et leurs préférences en matière de formation.
Trois activités ont été réalisées en vue de la mise au point d'une stratégie : la compilation d'un répertoire des programmes de formation et d'enseignement; une enquête en ligne auprès des employeurs sur la formation donnée en entreprise; l'organisation de groupes de discussion avec des représentants de l'industrie, de ses organisations et des maisons d'enseignement.
Méthodologie
Diverses méthodes de recherches ont été employées pour recueillir l'information : dix entretiens avec des dirigeants du secteur ont eu lieu; un sondage en ligne à l'intention des employeurs a été affiché; des groupes de travail composés de représentants de l'industrie, du milieu de l'enseignement, des organisations de l'industrie et des gouvernements provinciaux se sont réunis dans trois régions du Canada. L'un des quatre groupes était relié au comité de recherche du CCSCA en téléconférence, en anglais, tandis qu'un autre s'est joint à des représentants de Montréal et des environs, en français.
Constatations
Des participants aux groupes de discussion rattachés à divers employeurs des villes choisies ont déclaré ne pas avoir de difficultés à trouver des employés de classe opérationnelle, mais manquer de gestionnaires de niveau intermédiaire. Parmi les personnes occupant ces derniers postes, beaucoup prendront bientôt leur retraite.
On s'entend généralement sur le fait que l'industrie compte de nombreux titres d'emplois et programmes de formation et qu'il y a énormément de recoupement. Des participants croyaient que la situation se résoudrait d'elle-même quand certains programmes seraient mis à jour ou enrichis et que d'autres disparaîtraient. D'autres soutenaient les projets du CCSCA ou ceux de certaines associations de l'industrie en vue d'évaluer le contenu des programmes et les titres, et d'encourager la rationalisation.
Les participants avaient beaucoup de suggestions à l'égard de l'amélioration des programmes de formation offerts par l'industrie. La principale étant l'amélioration de l'intégration de la formation scolaire et de l'expérience de travail ainsi que l'élévation des normes éducatives des programmes. Toutes les suggestions visaient à rapprocher les titres de l'industrie de ceux qui sont bien connus dans d'autres secteurs. À titre d'exemple, mentionnons les titres de CGA ou d'analyste financier agréé (CFA).
Jusqu'à un certain point, les titres et les programmes de formation ont perdu de l'importance, du moins en ce qui concerne le recrutement, car les employés qui arrivent dans le secteur possèdent de plus en plus une formation collégiale ou universitaire (à laquelle s'ajoutent les savoirs comportementaux nécessaires). Les personnes qui gravissent les échelons d'une organisation alors qu'elles n'ont qu'une formation secondaire se font plus rares et, par conséquent, la formation en industrie ralentit elle aussi. Il est également à noter que le nombre de partenariats entre les associations de l'industrie et les collèges ou les universités s'accroît. La situation profite aux deux parties, car les associations disposent d'instructeurs qualifiés et peuvent étendre leur portée géographique alors que les collèges établissent des programmes adaptés aux pratiques de l'industrie.
Alors que de nombreux participants des groupes de discussion discernaient un besoin d'amélioration ou de normalisation des programmes de formation, la plupart d'entre eux ont rejeté le concept de normes professionnelles. Ils maintenaient qu'il y avait peu d'homogénéité entre les entreprises, que les genres d'emplois de l'industrie de la chaîne d'approvisionnement changeaient et que même la nature du secteur évoluait trop rapidement pour justifier l'établissement de normes professionnelles.
- En mettant sur pied un programme d'information sur le milieu du travail, le CCSCA devra tenir compte de sources, comme les gestionnaires intermédiaires des secteurs « cols bleus » et réfléchir à des façons de donner aux jeunes inscrits à des programmes postsecondaires assez d'expérience de travail pour qu'il puissent passer rapidement à des postes de gestion.
- Le CCSCA a un rôle à jouer en matière de révision du champ d'études, de la richesse et de l'actualité des programmes de l'industrie en trouvant les meilleurs et en favorisant la consolidation. Une telle démarche augmentera la valeur perçue des titres professionnels et facilitera le choix d'un programme pour les employés. Une direction est nécessaire afin d'éviter que les employés gaspillent de précieuses heures à acquérir un titre appelé à devenir obsolète ou que les employeurs paient pour une formation qui s'avèrera non efficace.
- Le CCSCA pourrait contribuer à améliorer l'image professionnelle globale du secteur en reconnaissant les pratiques pédagogiques rigoureuses et en encourageant les associations à appliquer les améliorations suggérées.
- Le CCSCA devrait soutenir et faciliter les partenariats entre les associations de l'industrie et les maisons d'enseignement postsecondaire, car il s'ensuivra une augmentation du niveau d'instruction et une « élévation de la barre » des compétences scolaires et professionnelles.
- Si le CCSCA opte en faveur de normes professionnelles, il devra consacrer beaucoup d'efforts à former l'opinion des meneurs du secteur. De plus, ces normes devront être élaborées par une équipe de l'industrie aguerrie ayant des références inattaquables.
Mise à jour du répertoire
Comme les institutions d'enseignement postsecondaire et les organisations de l'industrie révisent et enrichissent constamment leurs programmes en logistique et en gestion de la chaîne d'approvisionnement, le contenu du répertoire (cliquez ici pour y accéder) devra être mis à jour régulièrement. À mesure que les institutions d'enseignement postsecondaire et l'industrie apprendront l'existence du répertoire, le CCSCA recevra des courriels et des appels ayant pour but de clarifier, de modifier, d'ajouter ou de supprimer des entrées. Les membres du personnel du CCSCA recevront aussi des commentaires générés au cours d'activités et d'événements organisés par d'autres conseils sectoriels.
Nous recommandons également au CCSCA de faire une mise à jour en bonne et due forme du répertoire au moins une fois l'an. Les approches « cueillette » et « requête » serviront à rassembler des données en vue d'effectuer les révisions. C'est-à-dire que le CCSCA pourra « cueillir » des renseignements en visitant les sites Web d'associations et d'écoles, mais devra aussi faire des « requêtes » officielles en demandant des mises par à jour à l'AUCC et à l'ACCC. Il devra également adresser une requête similaire aux associations pour connaître les nouveaux partenariats et ceux qui sont en progression.
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Présidente |
Frances Humphreys, Wilfrid Laurier University, Waterloo, Ont. |
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Membres |
Bryan Cox, Maple Leaf Foods, Toronto, Ont. |
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Manon Delisle, CEGEP André Laurendeau, Montréal, Qué. |
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Raymond Dufour, Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, Dieppe, N.-B. |
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Philippe Leblanc, Métro Canada Logistiques, Dorval, Qué. |
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David Long, International Warehouse Logistics Association, Toronto, Ont. |
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Peter Wallis, Van Horne Institute, Calgary, Alb. |
Résultats